Les trois phénomènes - économique, géopolitique, et environnemental - marque l'histoire récente du couple énergie et bâtiment.
Des repères réglementaires datent cette prise de conscience :
1974 : dénomination du coefficient G correspondant à l'évaluation des déperditions globales. Isolation thermique performante et ventilation entre dans le logement neuf.
1976 : 1er réglementation dans le secteur non résidentiel, baptisé coefficient G1.
1980 : le Label Haute Isolation est lancé, en vue d'inciter à dépasser les exigences réglementaires.
1982 : nouveau coefficient, B « besoin en chauffage ». Prise en compte des apports solaires déduis des déperditions pour le calcul des besoins de chauffage.
1983 : le Label Haute performance énergétique et solaire (HPE). Dans le secteur de la construction, quatre niveaux de performance sont proposés sur le marché.
Objectif : le programme H2E85 (habitat économique en énergie à l'horizon 1985).
1988 : 1er renforcement de la réglementation HPE avec un nouveau coefficient, C « consommations ». Ce coefficient cumule la somme des besoins de chauffage, adaptée aux rendements des systèmes d'eau chaude sanitaire. Le niveau d'exigence est accentué dans le secteur tertiaire en matière de programmation - régulation, ventilation, climatisation - .
2000 : réglementation thermique, nommée RT2000. Objectif : réduire de 20% en secteur résidentiel, et de 40% en secteur non-résidentiel la consommation d'énergie.
Développer sur deux axes : améliorer la consommation énergétique des bâtiments dans le but de réduire les gaz à effet de serre et, optimisation du confort de l'espace habitable.
Depuis 2000, chaque année un niveau d'exigence supplémentaire vient compléter cette réglementation.
A ceux qui pensent, que l'architecture « verte » est une nouvelle préoccupation de mes confrères, ils pourront comprendre avec ces jalons décrits ci-dessus que cela fait déjà une trentaine d'années que les textes réglementaires dans ce domaine n'ont jamais cessé d'évoluer.
Les textes réglementaires nous conduisent à travailler à présent dans le cadre de la RT2005 qui privilégie trois grandes pistes de travail. Parmi les solutions envisagées pour répondre à l'intégration des consommations de climatisation au sens large du terme (réchauffement, refroidissement, ventilation) :
1. Valoriser dans le cas de fort impact solaire toutes les protections efficaces, y compris les protections mobiles, et calculer ces apports selon les orientations du bâtiment.
2. Considérer les systèmes de climatisation dans leur globalité : penser à l'efficaité de l'émission, distribution à faible perte thermique, auxiliaires (pompes, ventilateurs...)
3. Objectif complémentaire : valoriser l'architecture bioclimatique ainsi que les énergies renouvelables. Même sans label, ceci passe par la prise en compte globale de la conception du confort de l'habitat, des variables dues aux saisons, etc.
Ces différents moyens d'architecture et de construction bioclimatique sont abordés par des projets concrets dans notre blog - Articles de presse - "Energies".
Article publié le 15/11/2006